Analyse

L'annonce d'INEOS du 18 septembre concernant l'ouverture de Greensand prévoit jusqu'à 400 000 tonnes de CO₂ stockées par an durant la première phase commerciale. C'est une référence de planification, pas une injection annuelle mesurée. Le réservoir épuisé de Nini West se situe environ 1 800 mètres sous le fond marin ; cette description n'est pas une profondeur de puits mesurée. Les calculs indépendants suivants n'estiment pas les performances de Greensand.

Pour 400 000 tonnes supposées sur 8 760 heures, le débit massique moyen calendaire est de 45,6621 tonnes/heure. Avec une disponibilité opérationnelle effective supposée de 70 %, 80 % et 90 %, les débits moyens globaux nécessaires pendant les heures de fonctionnement deviennent 65,2316, 57,0776 et 50,7357 tonnes/heure. Le cas à 80 % dépasse de 25 % la moyenne calendaire. La disponibilité représente les heures effectives de la chaîne commune, sans ajouter d'allocations distinctes pour les arrêts. Ces valeurs ne sont ni des débits par puits, ni une injectivité démontrée, ni des garanties de capacité.

Séparément, un coût fixe annuel hypothétique de 10 millions de dollars américains, divisé par des volumes livrés supposés de 400 000 ou 350 000 tonnes, donne 25 ou 28,5714 dollars par tonne. Cela illustre uniquement la dilution des coûts fixes, hors coûts variables et récupération du capital. Ce n'est ni un coût d'INEOS, ni un tarif, ni un coût total de stockage, ni une valorisation du projet.

La comptabilité doit rapprocher la masse reçue, moins les hausses de stocks, les sorties et les pertes, de l'injection, avec des compteurs et une incertitude déclarée. Le CO₂ stocké ne constitue pas automatiquement une réduction nette vérifiée des émissions : les périmètres du cycle de vie comptent. La pression du réservoir, l'injectivité et les contraintes de fracturation restent inconnues ici ; ce calcul ne fournit aucune recommandation d'exploitation ou prévision réelle.