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Le ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, Hani Sewilam, a déclaré le 25 octobre que les besoins du pays avoisinaient 120 milliards de mètres cubes par an et que les ressources disponibles, la réutilisation de l’eau et les importations d’eau virtuelle en couvraient 89 milliards. Il s’exprimait lors de l’ouverture de la neuvième Semaine du Caire pour l’eau. Ces chiffres sont ceux présentés par le ministre; le compte rendu ne détaille pas le calcul de chaque composante.
Sewilam a indiqué que le thème de l’édition était « L’eau, catalyseur de paix, de prospérité partagée et d’une planète durable ». Il a cité les actions unilatérales en amont du Nil, le changement climatique, la croissance démographique et l’intrusion d’eau de mer dans les terres côtières. Il a présenté la coopération comme essentielle à la gestion de l’eau. Cette déclaration expose les priorités gouvernementales lors d’une ouverture de conférence; elle n’annonce pas un nouvel accord entre États du bassin du Nil.
Le chiffre par habitant illustre la pression de long terme évoquée par le ministre. Selon ses propos, la part annuelle d’eau par personne était d’environ 2 000 mètres cubes dans les années 1960, a commencé à diminuer au début des années 1990 et a atteint 473 mètres cubes. Le compte rendu ne précise ni la méthode de calcul, ni la série démographique, ni la période exacte de mesure. Ces valeurs sont donc attribuées au ministre plutôt que recalculées indépendamment.
L’écart entre 120 et 89 milliards de mètres cubes ne doit pas être interprété comme le déficit mesuré d’un barrage ou d’un réseau précis. Sewilam a décrit un cadre national large de besoins et de couverture qui inclut la réutilisation et l’eau virtuelle contenue dans les aliments importés. L’eau virtuelle désigne l’eau utilisée pour produire des biens importés; elle ne constitue pas un flux physique distinct vers l’Égypte. Le compte rendu n’en détaille pas les composantes ou l’évolution annuelle.
Le discours d’ouverture du président Abdel Fattah el-Sissi a qualifié le Nil de fondement historique et économique de l’Égypte et présenté la Semaine du Caire comme une plateforme de dialogue, d’échange d’expertise et de partenariat. Il donne le cadre diplomatique de l’événement, mais n’apporte pas de nouvelles mesures techniques sur les allocations du bassin, les débits ou la salinisation des aquifères côtiers.
L’intrusion d’eau de mer dans les terres côtières, les effets climatiques et la croissance de la population peuvent peser sur la gestion de l’eau par des mécanismes différents. Les déclarations officielles les énumèrent ensemble sans quantifier la contribution de chacun. La source ne permet donc pas de déterminer quelle part des 120 milliards de mètres cubes est due aux ménages, à l’agriculture ou à l’industrie, ni la répartition des 89 milliards entre eau douce nationale, réutilisation et importations virtuelles.
L’actualité de l’événement réside dans l’association des contraintes hydriques à la gestion de l’offre et à la coopération régionale. La déclaration du 25 octobre rapporte les chiffres et priorités du ministre; elle ne prouve ni l’atteinte d’un objectif ni le démarrage d’un projet. Une évaluation exigerait des bilans hydriques ultérieurs définissant composantes et méthodes, ainsi que des données d’usage et de fonctionnement.
Les chiffres cités ne constituent pas non plus une prévision. Ils reprennent les propos du ministre lors de la séance d’ouverture du 25 octobre et ne fixent aucun objectif quantifié d’approvisionnement futur. Pour rendre les comparaisons annuelles fiables, une publication officielle ultérieure devrait préciser l’année de référence, le caractère brut ou net des chiffres par rapport aux pertes et le traitement de l’eau virtuelle importée.