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SGE, GE Vernova, Hitachi et Samsung C&T ont signé un protocole d’accord afin d’étudier le développement du marché et les possibilités commerciales liées au déploiement du petit réacteur modulaire BWRX-300 en Europe centrale et orientale ainsi qu’au Royaume-Uni. Dans son annonce du 22 septembre, GE Vernova précise que la signature a eu lieu à New York, pendant le sommet du Conseil atlantique sur la politique nucléaire, organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Les entreprises prévoient d’évaluer les marchés, de développer des stratégies de déploiement et de rechercher des débouchés commerciaux. GE Vernova Hitachi Nuclear Energy conçoit le BWRX-300 et fournit sa technologie ; Hitachi apporte son expertise nucléaire et industrielle, tandis que Samsung C&T contribue par ses capacités d’ingénierie et de construction. SGE agit comme plateforme européenne de développement et responsable régional. L’annonce ne désigne aucun contrat de construction d’une nouvelle centrale, aucune décision finale d’investissement et aucun permis de construire.
Les entreprises présentent le BWRX-300 comme un réacteur de 300 mégawatts. Elles souhaitent réunir leurs capacités technologiques, leurs chaînes d’approvisionnement et leur savoir-faire de réalisation dans plusieurs marchés. Selon elles, la standardisation pourrait faciliter des déploiements répétés, mais le communiqué ne précise aucun coût propre à un projet, financement, calendrier de chantier ni prix de l’électricité.
SGE indique que la Pologne a délivré des décisions de principe pour 26 unités BWRX-300 et que les travaux de développement portent actuellement sur trois sites susceptibles d’accueillir les 14 premières unités. Au Royaume-Uni, l’entreprise fait avancer une proposition de flotte de 4,2 gigawatts, soit 14 réacteurs répartis sur trois sites à unités multiples. La proposition est passée à l’étape approfondie de l’évaluation réglementaire préliminaire menée par Great British Energy–Nuclear.
Les quatre entreprises étudieront des options en Europe centrale et orientale et au Royaume-Uni, tandis que les examens réglementaires et les décisions commerciales resteront distincts pour chaque site. Le protocole ne confirme donc pas la construction d’un réacteur supplémentaire. Les prochaines étapes concrètes pourraient prendre la forme de projets nommés, de demandes de permis, de contrats contraignants ou de décisions d’investissement.