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Le déficit du commerce de marchandises de la Jordanie a diminué de 9,6 % au cours des huit premiers mois de 2026, à 5,830 milliards de dinars jordaniens, contre 6,446 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 616 millions. Le Département des statistiques a publié ces chiffres, rapportés par l’agence Petra le 25 octobre. Les exportations ayant progressé tandis que les importations augmentaient légèrement, le taux de couverture des importations par les exportations est passé à 56 %, contre 51 % en janvier-août 2025.

Les exportations totales ont augmenté de 11,2 % à 7,464 milliards de dinars. Les exportations nationales, hors réexportations, ont progressé de 6 % à 6,464 milliards, tandis que les réexportations ont bondi de 63,4 % à 1 milliard. Les importations ont crû de 1 % à 13,294 milliards. Ces indicateurs sont distincts : la croissance plus rapide des exportations totales comprend en partie les marchandises entrées en Jordanie puis expédiées ailleurs, tandis que les exportations nationales correspondent aux biens attribués aux producteurs locaux selon les catégories du Département.

Le rapport cite les engrais, la potasse brute, les vêtements et accessoires tricotés ou crochetés et les produits pharmaceutiques parmi les moteurs des exportations nationales. Les exportations d’engrais ont augmenté de 16,4 %, celles de potasse brute de 12,3 %, les vêtements de 4,6 % et les produits pharmaceutiques de 1,8 %. À l’inverse, les exportations de phosphate brut ont reculé de 13,4 % et celles de bijoux précieux de 14,4 %. Le communiqué n’attribue pas ces variations à une entreprise, une politique ou un changement de capacité.

Du côté des importations, le pétrole brut et ses produits ont augmenté de 39,1 %, et les céréales de 13,5 %. Les importations de véhicules et motos ont baissé de 33,6 %, celles d’outils mécaniques de 25 %, de bijoux précieux de 14,4 % et de machines et équipements électriques de 7,9 %. Petra indique que la hausse des exportations nationales reflète l’augmentation des expéditions vers la Syrie, l’Irak, l’Asie non arabe, dont la Chine, et l’Union européenne, dont les Pays-Bas. Les importations ont augmenté depuis les pays de la Grande zone arabe de libre-échange, notamment l’Arabie saoudite.

En août, les exportations totales se sont élevées à 1,069 milliard de dinars, dont 955 millions d’exportations nationales et 114 millions de réexportations. Les importations ont atteint 1,708 milliard, pour un déficit mensuel de 639 millions. Par rapport à juillet, les exportations nationales ont augmenté de 17,5 %, passant de 813 millions, tandis que les importations ont baissé de 2,2 %, de 1,746 milliard. Cette comparaison mensuelle décrit des valeurs douanières et ne prouve pas que le rythme s’est poursuivi après août.

Les chiffres concernent le commerce des biens de janvier à août, et non le compte courant complet : ils ne couvrent pas à eux seuls les services, les revenus ou les transferts. La réduction du déficit ne signifie pas que les importations ont diminué, puisqu’elles ont progressé sur un an. Le communiqué fournit des variations de valeur par groupes de produits, sans préciser volumes, prix ni prévisions pour le reste de 2026. Petra attribue les données au rapport publié le dimanche 25 octobre par le Département des statistiques.