Détails de l’article
TotalEnergies a convenu d’acquérir la participation de 35 % détenue par Plastic Energy dans l’usine de recyclage avancé des plastiques de Grandpuits, en France. Le groupe possédait déjà 65 % du site et a indiqué, dans son annonce du 11 septembre, qu’il en est désormais l’unique propriétaire. L’opération s’inscrit dans la restructuration de l’actionnariat de Plastic Energy. TotalEnergies n’a communiqué ni prix d’acquisition ni conditions de finalisation.
L’usine se trouve en Seine-et-Marne et a commencé à produire en mars 2026. Elle peut traiter 15 000 tonnes de déchets plastiques par an. Ses intrants comprennent des plastiques ménagers difficiles à recycler, collectés en France, notamment ceux déposés dans les bacs jaunes. Selon TotalEnergies, une partie de ces déchets est actuellement mise en décharge ou incinérée. Le site vise à réorienter une partie de ce flux vers une matière première réutilisable par l’industrie pétrochimique.
Le procédé repose sur la pyrolyse : les déchets plastiques sont chauffés à haute température dans un environnement sans oxygène afin de produire une huile synthétique. TotalEnergies décrit cette huile comme une matière première pétrochimique circulaire pouvant remplacer des intrants fossiles. Le groupe indique que sa transformation permet de produire des plastiques recyclés de qualité équivalente aux plastiques vierges, compatibles avec des exigences strictes, notamment pour le contact alimentaire et les applications médicales.
En 2023, TotalEnergies a conclu un accord avec les partenaires français Citeo et Paprec afin de sécuriser l’approvisionnement à long terme de l’usine en déchets plastiques. Cet accord relie le site aux circuits locaux de collecte et de recyclage. Le passage à la propriété exclusive ne modifie pas en lui-même la capacité de traitement ou la technologie de l’usine. Le communiqué n’annonce ni hausse de capacité, ni unité de production supplémentaire, ni calendrier d’extension.
L’annonce de septembre porte donc sur un changement de propriétaire, et non sur l’ouverture d’une nouvelle usine. Le site de pyrolyse doit orienter vers une autre filière de matières premières les plastiques qui ne conviennent pas au recyclage mécanique.