Analyse

La publication de Statistique Canada du 6 octobre indique une hausse de 4,7% de la valeur des exportations énergétiques en août et relie la hausse de 2,1% du brut aux prix. Ces données commerciales ne décrivent pas seules la productivité des puits. Le panier contient plusieurs combustibles dont prix et expéditions évoluent différemment.

Pour un produit homogène, la valeur en dollars canadiens égale quantité physique × prix unitaire en dollars américains × dollars canadiens par dollar américain. Les rapports se multiplient; leurs variations en pourcentage ne s’additionnent pas simplement. Un panier mixte exige des calculs par produit et des pondérations cohérentes. La valeur unitaire peut aussi varier avec la qualité ou la composition.

Prenons un indice initial purement illustratif de 100. Supposons un prix unitaire en hausse de 4%, une quantité en baisse de 2% et un change d’abord constant. On obtient 100 × 1,04 × 0,98 = 101,92: la valeur monte de 1,92% malgré une baisse du volume. Si les CAD par USD baissent ensuite de 1,5%, l’indice devient 101,92 × 0,985 = 100,3912, soit +0,3912%.

Le graphique présente prix seul, quantité seule, les deux, puis les deux avec ce change supposé. Aucune ligne ne reconstitue la hausse canadienne publiée de 4,7%. Le 1,5% choisi est une variation supposée des CAD par USD, et non le mouvement de 1,1 cent américain de la valeur du dollar canadien indiqué dans la source.

Il faut aligner produit, mois, monnaie, traitement saisonnier et version révisée, puis examiner une série de volumes à côté des valeurs. Des recettes croissantes peuvent soutenir la trésorerie malgré des volumes stagnants; la marge dépend aussi des coûts de production, transport et traitement. Sans prix et quantités appariés, l’attribution causale reste incomplète.