Analyse
Le 11 septembre, l’AIE signalait 95 millions de barils de baisse des stocks mondiaux observés en août et 507 millions depuis février. Le pétrole en mer reculait de 65 millions; les stocks OCDE montaient de 23 millions malgré 19 millions de moins en réserves publiques. Ces catégories ne forment pas un bassin accessible unique. Les prévisions du rapport restent distinctes des stocks observés.
Le 5 octobre, le PDG d’Aramco estimait près de 10 milliards de barils au départ et moins de 6 milliards de stocks commerciaux restants, largement indisponibles en pratique. Ce sont ses estimations, pas des totaux indépendants de l’AIE. Lieu, qualité, produit et délai déterminent la livraison réelle.
Données
Le rapport de septembre mêle observations et projections; le discours du mois suivant est la perspective d’un opérateur. Les deux totaux ne peuvent être soustraits car leurs périmètres et méthodes diffèrent.
Le stock observé comprend le pétrole en mer; cuves commerciales, réserves stratégiques et stocks d’exploitation ont des rôles différents. Une hausse régionale n’approvisionne pas nécessairement ailleurs à temps.
Mécanisme
Une raffinerie a besoin du bon brut et d’un acheminement. Un baril en mer peut être engagé, retardé ou hors trajet. Conversion et transport peuvent limiter les produits malgré du brut disponible.
Le tampon coûte cuves, financement, assurance, fret et pertes. Des sources plus éloignées allongent le transit. Moins de stocks réduit les coûts courants mais peut amoindrir la résistance aux chocs.
Sensibilité
Exemple fictif: 100 millions de barils divisés par 2 Mb/j donnent 50 jours. À 1 Mb/j, 100 jours; à 4 Mb/j, 25 jours. Ni stock ni déficit réels ne sont estimés.
Si seulement 60 % du stock fictif arrive au lieu, à la qualité et au moment voulus, la couverture à 2 Mb/j tombe à 30 jours. Le taux de 60 % est supposé, pas mesuré.
Économie
Les 95 millions tirés en août montrent que le stock a compensé le déséquilibre, sans pouvoir durer indéfiniment. Les 65 millions en moins en mer reflètent aussi la navigation, pas simplement l’épuisement des cuves terrestres.
Comparer coût annuel du stockage et de la logistique aux arrêts de raffinage ou achats urgents évités exige des données locales de qualité, route, contrat et délai.
À vérifier
En 2026–27, suivre stocks par région et en mer, exportations de produits, raffinage et fret. Tester la reconstitution commerciale si les flux reviennent; le rapport AIE d’octobre n’était pas paru au seuil du 6 octobre.
Jusqu’à deux ans pour reconstituer les stocks est un scénario d’Aramco, pas une date mesurée. Flux rétablis ou goulets persistants changeraient la durée. Aucun prix journalier n’est déduit.