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Le ministère fédéral nigérian de l’Innovation, des Sciences et de la Technologie a inauguré le 23 octobre un comité interinstitutionnel de 16 membres chargé de formuler des recommandations sur la sécurité des systèmes photovoltaïques et du stockage par batteries lithium-ion. Selon le ministère, le comité doit contribuer à un cadre réglementaire coordonné couvrant l’installation, l’exploitation, la maintenance et la fin de vie, alors que l’adoption de ces systèmes progresse. L’annonce établit le comité et son mandat; elle ne signifie pas que de nouvelles règles ont été adoptées.

Le comité a été inauguré par le ministre Kingsley Tochukwu Udeh; le secrétaire permanent Mukhtar Yawale Muhammad, qui le représentait lors de la cérémonie, en assure la présidence. Agoro Olayiwola, directeur de la promotion des sciences et de la technologie au ministère, en est le secrétaire. Les autres membres viennent du ministère et d’organismes tels que la Commission de l’énergie du Nigeria, l’Agence nationale pour l’infrastructure scientifique et technique, l’Agence de contrôle des normes environnementales et la Commission nigériane de régulation de l’électricité.

Le comité doit examiner les normes industrielles nigérianes ainsi que celles de la Commission électrotechnique internationale et de l’Organisation internationale de normalisation, repérer les lacunes réglementaires et recommander des adaptations aux conditions d’exploitation du pays. Son mandat comprend des exigences minimales de sécurité pour la conception, l’installation, la mise en service, l’exploitation, la maintenance et l’élimination. Le ministère n’a publié ni examen achevé des normes, ni projet de règlement, ni date de mise en œuvre.

Un autre volet concerne les intervenants et les produits sur le marché. Le comité doit proposer un cadre d’évaluation des compétences des installateurs, ainsi que de certification, d’enregistrement et d’octroi de licences avec les autorités compétentes. Il doit également recommander des mesures d’évaluation de conformité des batteries, de certification des produits, de traçabilité et de surveillance du marché. Ce sont des sujets de travail assignés au comité; le reportage ne dit pas qu’un régime de licences ou de certification est déjà en vigueur.

Le ministère relie l’initiative à l’usage croissant des énergies renouvelables et du stockage ainsi qu’aux risques d’incendie et autres dangers liés aux systèmes mal installés, exploités ou entretenus. Il présente les règles de sécurité comme un complément aux avantages potentiels du solaire et des batteries, notamment l’élargissement de l’accès à l’électricité et le soutien à l’activité économique. Le communiqué ne chiffre pas les incidents ou le marché et ne désigne aucun produit particulier impliqué dans des incendies.

Les 16 membres doivent élaborer des recommandations pratiques fondées sur des éléments probants dans un délai fixé, mais le rapport public du ministère ne précise pas cette échéance. Toute exigence future dépendra de l’examen, des recommandations puis des décisions des autorités compétentes. En attendant, l’inauguration marque le lancement d’un processus d’élaboration de normes; elle ne prouve pas que de nouvelles règles nationales, licences d’installateurs ou contrôles de produits soient déjà applicables. La publication d’un rapport du comité ou d’un projet de normes constituerait une étape distincte de leur éventuelle adoption juridique et de leur application ultérieures.