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Le département américain de l’Énergie a ajouté l’hélium à sa liste des matériaux critiques dans un avis signé le 21 octobre et annoncé le 23 octobre. L’avis informe le public de l’ajout et renvoie à l’évaluation qui le justifie. Il n’annonce ni nouvelle mine, ni projet d’extraction, objectif de production, subvention, achat de stocks ou décision de permis. Il s’agit d’un classement prévu par la loi sur l’énergie de 2020, qui relie les risques de rupture d’approvisionnement aux fonctions essentielles dans les technologies énergétiques.
L’avis estime que l’hélium ne peut être remplacé pour plusieurs fonctions, notamment la fabrication de semi-conducteurs, les tests de fuite des infrastructures de gaz naturel et l’informatique quantique, ainsi que pour des usages médicaux et scientifiques essentiels. Le communiqué met l’accent sur les puces et les technologies avancées. Il indique que la demande croît avec la fabrication de semi-conducteurs avancés. Le DOE évoque d’importantes ressources américaines, mais aussi des capacités de raffinage limitées et des délais d’autorisation longs. Ce sont le diagnostic et la justification de l’agence, pas une prévision chiffrée de pénurie ou une mesure d’un déficit de production.
La définition légale est importante. L’article 7002 de la loi de 2020 permet au secrétaire à l’Énergie de désigner comme critique un minéral, élément ou matériau non combustible qui présente un risque élevé de rupture d’approvisionnement et remplit une fonction essentielle dans une ou plusieurs technologies énergétiques. La liste du DOE est distincte de celle des minéraux critiques du ministère de l’Intérieur. L’ajout de l’hélium n’en fait pas un combustible, ne crée pas une nouvelle catégorie juridique pour toutes les agences fédérales et n’impose pas de restrictions d’importation.
L’avis renvoie à l’évaluation des matériaux critiques du DOE et affirme que l’hélium est nécessaire dans le monde pour les semi-conducteurs et d’autres applications énergétiques. Il relie aussi la décision aux objectifs fédéraux de développement des infrastructures américaines pour les puces et l’intelligence artificielle. Le communiqué ne fixe toutefois ni volume de production requis aux États-Unis, ni nouvelle installation, calendrier d’achat ou instrument financier qui modifierait immédiatement l’offre.
Pour les entreprises énergétiques et technologiques, le classement signale l’évaluation fédérale des risques et une possible attention politique, mais ne prouve pas qu’une offre supplémentaire d’hélium est déjà disponible. La chaîne comprend la production de gaz, sa séparation et sa purification, le stockage et le transport. Reconnaître le risque n’accroît pas à lui seul ces capacités. Des ressources importantes peuvent coexister avec des contraintes de raffinage et d’autorisation : présence d’une ressource et disponibilité d’hélium de qualité semi-conducteur sont deux réalités différentes.
Il faut enfin distinguer le document signé de l’annonce publique. L’avis du Federal Register indique qu’Audrey Robertson, secrétaire adjointe, l’a signé le 21 octobre en vertu d’une délégation de pouvoir ; le communiqué du DOE a suivi le 23 octobre. En cas de divergence avec la copie hébergée par le DOE, l’avis publié au Federal Register fait foi. Le 23 octobre est donc la date de l’annonce et le 21 celle de la signature, pas deux étapes de mise en œuvre. Aucune date d’intervention sur le marché n’est annoncée.