Analyse
Le texte d’Aramco du 5 octobre sur l’OGCI et l’OGDC insiste sur la déclaration et la vérification. L’exploitant doit néanmoins établir une chaîne plus précise: localiser la fuite, mesurer son débit, réparer et mesurer à nouveau. Une cible collective d’intensité du méthane ne détermine pas la valeur récupérée sur une installation de puits.
Supposons, à titre illustratif, une fuite continue de 1 Mscf par heure, Mscf désignant mille pieds cubes standard. Supposons une récupération de 75%, 8 760 heures annuelles et une énergie de 1 MMBtu par Mscf. Ce sont des hypothèses choisies, pas des mesures ni des prévisions d’Aramco. L’énergie annuelle récupérée vaut 1 × 0,75 × 8 760 × 1 = 6 570 MMBtu.
À des valeurs de vente supposées de 2, 3 et 4 USD/MMBtu, la valeur brute annuelle atteint 13 140, 19 710 et 26 280 USD. Le graphique fait varier uniquement le prix. Pour une réparation installée supposée de 10 000 USD et 2 000 USD de coûts récurrents annuels, le cas central apporte 17 710 USD par an et un retour simple de 10 000 / 17 710 = environ 0,565 an.
Ce calcul exclut fiscalité, actualisation, transport, pertes d’arrêt et financement, et suppose que la fuite aurait persisté toute l’année. Intermittence, baisse de pression ou absence d’acheteur réduisent le bénéfice. Les obligations de sécurité déterminent l’exécution et la méthode indépendamment de ce filtre économique.
Avant investissement, remplacer les hypothèses par des débits mesurés et étalonnés, la composition et le pouvoir calorifique, les heures réelles, un prix de livraison réalisable et des devis. Un volume de mélange gazeux récupéré n’est pas automatiquement une masse de méthane ou un équivalent CO2 évité. Le bilan d’émissions nécessite ses propres preuves de composition, référence et vérification.