Analyse

L’annonce d’août de Ressources naturelles Canada décrit la coopération minière Canada–Chili, dont une mission d’octobre consacrée à l’efficacité énergétique et à l’eau. Elle ne présente pas le résultat d’une rénovation de ventilation. Ce calcul est une illustration indépendante, pas une affirmation de performance sur El Teniente, MacLean Engineering ou les participants.

Dans un réseau simplifié inchangé, à densité d’air et rendement approximativement constants, les pertes de pression varient avec le carré du débit et la puissance du ventilateur avec son cube. Ainsi P₂/P₁ ≈ (Q₂/Q₁)³. Cette approximation est conditionnelle: fuites, réglages, pression statique, point de fonctionnement et rendement peuvent l’invalider.

Supposons un ventilateur de référence consommant 1 MW pendant 6 000 heures annuelles, soit 6 000 MWh. À 90% du débit initial, la puissance estimée est 1 × 0,9³ = 0,729 MW et l’énergie 4 374 MWh. À 80%, elle est 0,512 MW et 3 072 MWh. Ce dernier cas économiserait 2 928 MWh, soit 48,8%, selon ces hypothèses.

À un tarif supposé de 80 USD/MWh, le cas à 80% représente 234 240 USD de coût énergétique brut évité par an. Ce n’est pas un rendement de projet: contrôles, variateurs, installation, entretien, frais de puissance et pertes de production sont exclus. Le graphique compare la consommation, pas des économies mesurées, avec 6 000 heures dans tous les cas.

Le débit ne peut être réduit pour une seule cible de coût. La ventilation nécessaire doit d’abord découler des contaminants, de la chaleur, des équipements, de l’occupation, des urgences et des règles applicables, avec examen compétent et surveillance. Des courbes mesurées et essais du réseau peuvent ensuite fonder le contrôle. Sans preuves de sécurité et d’exploitation, le scénario ne convient pas à une mise en œuvre.