Analyse

Deux raffineries annoncées au même nombre de barils par jour peuvent mesurer des quantités différentes. Pour l’EIA, la capacité par jour calendaire correspond aux conditions habituelles, contraintes et arrêts compris. La capacité par jour de marche suppose un fonctionnement optimal sans arrêt. Aucune n’est une série de production mesurée.

Une comparaison crédible exige donc le type d’installation, le procédé, la base d’entrée ou de sortie, l’unité, la définition de capacité et la date de référence. Distillation de brut, traitement du gaz, raffinage de minerais et terminal pétrolier restent distincts même si leur nom contient « raffinerie ».

Lire la date de référence avant de comparer

Le rapport EIA 2026 sur les capacités a été publié le 26 juin 2026, mais décrit la situation au 1er janvier 2026. Toute fermeture ou cession ultérieure nécessite sa propre preuve. Capacités en fonctionnement, à l’arrêt et exploitables doivent rester distinctes; le rapport couvre aussi certains opérateurs de procédés hors raffinerie.

L’édition Wellficent 2026-10-31-r5 combine les données EIA et des sites cartographiés de qualité documentaire variable. Une étiquette OpenStreetMap n’est pas une certification d’opérateur. Les capacités non vérifiées ne justifient ni classement mondial ni recensement exhaustif des raffineries de brut en activité.

Un calcul reproductible, avec ses hypothèses

Supposons une unité fictive de 100 000 barils par jour de marche, exploitée à ce débit pendant une fraction supposée f d’une année de 365 jours. Entrée annuelle = 100 000 × 365 × f. Pour 80%, 90% et 100%, on obtient respectivement 29,2, 32,85 et 36,5 millions de barils.

Le graphique montre uniquement ce calcul. Il ne s’agit ni de mesures réelles, ni de prévisions, ni des taux d’utilisation EIA. La fraction regroupe arrêts et marche réduite dans un scénario simplifié; contraintes d’approvisionnement et de produits exigeraient un modèle complet. Appliquer une nouvelle décote d’arrêt à une capacité calendaire peut compter deux fois la même provision.

Les capacités des procédés ne s’additionnent pas

Une unité fictive de distillation de 100 000 barils et un craqueur catalytique de 30 000 barils ne représentent pas 130 000 barils d’entrée de brut. Les unités aval traitent les fractions issues des unités précédentes; capacités de charge et de produits ont des périmètres distincts. Rendements, énergie et hydrogène nécessitent un bilan de procédé.

La même rigueur pour les puits et les projets

L’annonce de Ballymore d’avril 2025 sépare 75 000 barils de pétrole par jour et capacité gazière. La décision Kaminho de mai 2024 vise un démarrage en 2028, pas une production actuelle. Le premier minerai P1000 du 31 janvier 2025 confirme un jalon de mise en service, pas une qualité durable de concentré. Les articles associés conservent ces distinctions.

Les entrées de Well Atlas restent propres à leurs sources, sans représenter automatiquement des puits physiques distincts. Un total de champ ne s’attribue pas à un puits sans preuve. La proximité d’une raffinerie ou un nom d’entreprise commun ne démontre pas une chaîne d’approvisionnement.

Limites et preuves nécessaires

Ce guide explique définitions et calculs; il ne certifie pas l’activité des sites et n’estime aucune capacité manquante. Une comparaison décisionnelle exige des documents récents et datés d’opérateurs ou régulateurs, des périodes compatibles et une incertitude explicite. Préserver droits et attribution lors de la réutilisation. L’image est une illustration conceptuelle générée par IA, pas une photographie ou un schéma de procédé.