Analyse
La mise à jour de septembre de la NUPRC annonce 27 sites attribués sur 43 initialement identifiés. Une attribution est une étape, pas une preuve de récupération ou d’exploitation. L’analyse commerciale doit passer du permis au débit mesuré, à la composition, à l’accès à un acheteur et au coût de livraison d’un produit conforme.
Supposons un site fournissant 2 MMscf par jour, soit deux millions de pieds cubes standard. Choisissons 90% de récupération, 90% de disponibilité annuelle, 365 jours et 1 MMBtu par Mscf. Ces entrées sont illustratives, pas des mesures nigérianes. L’énergie vendable vaut 2 × 1 000 × 0,90 × 0,90 × 365 × 1 = 591 300 MMBtu par an.
Supposons 4 USD/MMBtu de recettes livrées et 2 USD/MMBtu de coûts variables de traitement, compression et transport. La contribution restante de 2 USD/MMBtu donne 1 182 600 USD par an avant charges fixes, capital, financement et impôts. Ce filtre n’est ni un bénéfice ni une valeur actuelle nette. À 60%, 75% et 90% de disponibilité, les autres entrées constantes donnent 788 400, 985 500 et 1 182 600 USD.
Récupération et disponibilité sont distinctes: la première concerne le gaz conservé pendant l’exploitation, la seconde le temps de fonctionnement. Un débit quotidien ne doit pas être multiplié par 365 sans interruptions. Qualité, pression, séparation des liquides et distance de livraison peuvent changer coûts et prix réalisable.
La décision exige une série de débits, des analyses de gaz, des conditions standard définies, la charge de compression, une conception de traitement, des contrats et des arrêts réalistes. Capturer le gaz ne suffit pas à établir les émissions évitées: efficacité initiale de la torchère, fuites de méthane et énergie des équipements doivent être évaluées. Ni graphique ni nombre d’attributions ne prédit la performance réelle.