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Le ministère français des Transports a présenté ses priorités réglementaires et plusieurs projets envisagés lors des Assises du véhicule autonome du 23 octobre, en mettant l’accent sur le passage des essais aux services opérationnels. Il a indiqué que 250 personnes étaient présentes : industriels, autorités de transport, collectivités, syndicats, chercheurs et opérateurs. Le communiqué rappelle également plus de 200 expérimentations depuis la stratégie nationale de mobilité automatisée adoptée en 2018. Ces essais ne constituent pas un déploiement commercial.

Le ministre des Transports Philippe Tabarot a indiqué que le ministère entendait établir une doctrine d’homologation au premier semestre 2027, sous l’égide du Centre national de réception des véhicules. Le dispositif envisagé prévoit une validation par étapes et un suivi de la sécurité pendant toute la durée de vie du véhicule, afin de rendre les exigences et le calendrier plus lisibles pour les constructeurs. Le communiqué présente cette doctrine comme un travail à venir, et non comme un texte déjà publié. La France prévoit aussi des échanges européens sur la reconnaissance et l’harmonisation.

Le communiqué évoque la coopération dans l’Union européenne. La coalition des autorités de transport Pact for Europe a été lancée à Paris le 7 octobre, après deux ans de préparation menée par la France et Ruter, l’autorité de mobilité d’Oslo. Selon le ministère, une déclaration conjointe signée en juin par la France et 17 homologues compte désormais 22 signataires. Ces initiatives visent à faciliter la coordination et le déploiement ; elles n’autorisent pas, à elles seules, un véhicule et ne créent pas de régime opérationnel commun contraignant.

Île-de-France Mobilités a décidé de lancer ce que le ministère décrit comme le premier service régional de transport collectif de passagers avec des véhicules autonomes. L’objectif est de desservir des lignes locales ou des zones moins bien couvertes. Le pilote est prévu début 2028 autour de Versailles Grand Parc, Saint-Quentin-en-Yvelines et Paris-Saclay, avant une extension progressive envisagée à partir de 2030. L’annonce indique un périmètre et un calendrier prévus ; elle ne prouve pas que des véhicules transportent déjà des passagers sur ces lignes.

D’autres partenariats ont été annoncés. La Plateforme automobile (PFA) et l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) ont signé un accord associant concepteurs de véhicules et exploitants de services. À Clichy, la ville, G7, opérateur de taxis, et Milla, fournisseur de véhicules autonomes, ont annoncé un projet potentiel de service électrique complémentaire aux transports collectifs, destiné notamment aux trajets du premier et du dernier kilomètre et aux personnes âgées. La Métropole du Grand Paris, Bolt et Stellantis ont proposé séparément une expérimentation à partir de 2028, sous réserve de l’initiative européenne ADACities, avec l’ambition d’atteindre environ 30 communes d’ici 2030.

Le ministère indique que les véhicules et robots de livraison sont autorisés sur les routes françaises depuis le 7 août 2026. Avec les collectivités, il étudiera les conditions de circulation des petits robots autonomes dans les espaces piétonniers et sur les trottoirs. Il prévoit aussi un guichet unique de l’État pour accompagner les projets. Ces étapes annoncées coexistent avec des autorisations, règles de sécurité et conditions de projet encore à préciser. Le communiqué présente des priorités gouvernementales et des intentions de partenaires ; il ne rapporte ni investissement total, ni marché attribué, ni déploiement achevé, ni résultats mesurés en matière de sécurité ou de mobilité.